La Malédiction du lamantin







Editions : Points
Auteur : Moussa Konaté
Pages : 192



Bilan : Un roman policier divertissant






Voilà encore un livre qui sort de mes classiques habituels. C'est une première pour moi de lire une oeuvre sur des tribus africaines, qui plus est, un policier ! Mais ce roman m'a plu, il change de ce qu'on peut lire en général.

Au cœur de la saison sèche, sans prévenir, le fleuve Niger entre en furie, laissant sans vie le chef Kouata et son épouse. Ils étaient tous deux des Bozos, une ethnie réputée pour sa connaissance des mystères du monde aquatique. En dépit des preuves apportées par le commissaire Habib, les villageois croient à une mort surnaturelle : c’est le Lamantin, le génie du fleuve, qui s’est vengé. Mais de quoi ?

L'histoire se passe au Mali, sur les bords du fleuve Niger. C'est là que vit une partie de la tribu des Bozos ainsi que le commissaire Habib et son inspecteur, Sosso. Après un orage, le chef de la tribu ,Kouata, et sa femme sont retrouvés morts. Pour tous les Bozos, cela ne peut être que l'oeuvre de Maa le Lamantin, la divinité des eaux en lequel ils croient. Pour le commissaire en revanche, une enquête est à menée pour comprendre ce qui s'est passé, malgré les revendications de tout le peuple bozo qui craint une nouvelle catastrophe.

Pour commencer, j'ai apprécié découvrir cette tribu, les Bozos, et leurs croyances. Tout au long du récit, on a beaucoup de vieilles légendes qui viennent alimenter l'histoire, c'est intéressant à découvrir. On voit aussi que ce peuple entre en contradiction avec "les Blancs" dans les différences culturelles car le commissaire Habib a étudié chez les Blancs et n'a donc pas le même point de vue que les Bozos en ce qui concerne les croyances. J'ai trouvé cette mise en parallèle efficace et utile, elle permet de montrer qu'il n'y a pas qu'une seule vision du monde, celle en laquelle on croit, mais que chacun à la sienne selon son origine.

Au niveau de l'intrigue, je n'ai pas été transportée. Certes, on arrive à un dénouement auquel on ne s'attendait pas forcément, mais je n'ai justement pas vu les pièces du puzzle s'assembler. Tout au long du livre on apprend des choses, mais on ne voit pas forcément le lien avec la mort du chef et sa femme, on ne comprend pas pourquoi cela arrive, comme ça. Je n'ai pas eu de suspens dans ce livre. Sans savoir ce qui s'était passé pour autant, je ne tournais pas les pages de plus en plus vite pour savoir, cela m'était presque égal, le plaisir de découvrir leur culture m'a plus intéressée que l'envie de savoir le fin mot de l'histoire.
Un autre aspect qui m'a paru exagéré est la coopération volontaire de toutes les personnes interrogées. Les paroles sortaient si facilement que ça ne m'a pas paru vrai, je n'y croyais pas. Peut-être est-ce réellement la façon de réagir des Bozos et autres tribus du Mali mais moi, cela m'a semblé trop simple.

Ce livre reste une bonne découverte de la vie dans les tribus africaines. Etant un policier, il m'a pourtant plus fait voyagé dans leur univers que fasciné par une intrigue haletante.

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